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Cours du 1er février

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Date de naissance : 02/09/1992
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MessageSujet: Cours du 1er février Dim 18 Mar - 21:32

Il faut prendre en compte les modèles littéraires de la fin du XIXème siècle qui ont nourri la littérature du siècle suivant. Les auteurs affirment une périodisation de l'histoire littéraire qui n'est pas commandée par les périodisations historiques : on pourrait penser qu'il existe une histoire littéraire « à part » de l’Histoire. Si Dada puis le surréalisme émergent de la Première Guerre mondiale, celle-ci devient dans ce cas un déclencheur à prendre en compte. Les écrivains sont tout de même imprégnés par des phénomènes historiques, il ne faut pas décontextualiser la littérature.

Qu’est-ce qui caractérise le XXème siècle ?

Les repères changent à cause des transports, tout s’accélère, le monde semble rétrécir. Au début du XXème siècle, la littérature se dessèche si elle ne fait plus attention aux valeurs matérielles du monde. La crise des valeurs énoncée par le symbolisme met en rapport un ici et un ailleurs. La moitié concrète du symbole s'est desséchée, le symbole est réduit à une seule et unique signification.
On ne peut plus faire confiance aux valeurs véhiculées par la bourgeoisie d'argent, conservatrice et voulant rénover la puissance de la religion, ni à l'enseignement de la IIIème République, Descartes énonce la confiance en la raison, l'Homme semble donc supérieur au reste du monde : le rationalisme est dominant, mais s'effondre avec la Première Guerre mondiale. Le progrès, le scientisme peut aboutir au bonheur de l'Homme (cf. le roman expérimental de Zola, qui vérifie des faits observés). Pour les jeunes du début de XXème siècle, le positivisme est étouffant, il représente une société égoïste, étroite renfermée sur ses divisions, il renforce le discrédit qui pèse sur la IIIème République.

Notions centrales du XXème siècle

Rejet du dualisme et de l’anthropocentrisme
Pour Platon, le corps (soma) est un tombeau (sèma) pour l'âme, qui à sa mort rejoint le monde des idées ; l’Homme est face à une dualité interne entre le corps et l’esprit. Le monde est fallacieux, trompeur et illusoire : la vraie vie se trouve ailleurs.
En restant à ce dualisme soma / sèma, on se voue à une abstraction de la parole, à une limitation étouffante contre laquelle réagira entre autres Rimbaud. Le dualisme judéo-chrétien traditionnel et l’anthropocentrisme sont rejetés : l’Homme n’est plus au centre du monde, la nature ne réagit plus en fonction des actes de l’Homme et n’est plus perçue au travers des projections des émotions humaines comme c’était le cas au XIXème siècle, époque du romantisme.

La « mort de Dieu » et des illusions
La mort de Dieu énoncée par Nietzsche ébranle la religion catholique, jusqu’alors prépondérante en Europe : les repères majeurs s’effritent, la Première Guerre mondiale marque l’effondrement définitif des valeurs de l’humanisme traditionnel (cf. André MALRAUX). Le positivisme (c’est-à-dire croire ce qui est présent devant nous, ce qui est matériel, concret) exclut les faits d'ordres plus spirituels. Le matérialisme (l’exclusion du spirituel pour la matière du monde, la question de l'âme n'est ici plus pertinente) valorise aussi le concret, le réel visible.
Deux composantes essentielles structurent le XXème siècle : la composante matérielle et la composante spirituelle, cette opposition provient de l’héritage gréco-chrétien, l’Homme est ainsi à la fois ange et bête (cf. Pensées de PASCAL), il est composé de matériel et d’esprit, d’une âme. L’idée que la matière est aveugle, et que l’âme est supérieure au corps prévalent.

Un nouveau rapport au monde ; l’objet (Francis PONGE)
Les auteurs tels que Francis PONGE proposent un nouveau rapport au monde : observer le monde sans considérer le point de vue de l'Homme comme étant central ; il faut pour cela s ‘oublier en tant qu’humain, ne pas prendre le parti de l'Homme. Les philosophes du XXème siècle proposent de nouvelles manières de considérer l’Homme : ce dernier n’entretient pas une relation distanciée à l’objet, ils n’ont aucun engagement, aucune intention ne les lie. Francis PONGE et les autres auteurs du Nouveau Roman donnent une importance nouvelle et toute particulière à l’objet.

La mise en question du langage, de l’oeuvre, de l’auteur, la « clôture du texte » (l’OULIPO et ROUBAUD)
Le XXème siècle veut montrer que l'Homme a un langage disloqué (cf. Beckett), déraisonnable, et ébranler les certitudes de l'humanisme. Le théâtre de l'absurde présente des hommes-déchets, des résidus d'humanité, des personnages interchangeables (cf. La Cantatrice chauve d’Eugène IONESCO) , rien n'avance, le langage est appauvri, défait, voué à ne rien dire : tout ce qui pourrait caractériser l’être humain est détruit.
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